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"N'empêche jamais qui que ce soit d'aller danser. Tu me le promets ?"

"Regarde-moi.

 

J'ai 9 ans, je suis en vacances dans un luxueux hôtel de l'Océan Indien. Le dîner est terminé, le spectacle des Gentils Animateurs aussi, la piste de danse s'illumine, mes yeux aussi, mais très vite, la musique qui fait battre mon cœur et me donne envie de danser comme le font les grands n'est plus qu'un lointain écho. On rentre. Le ton de la voix de mon père est sans appel, la piste de danse n'est pas un endroit pour les enfants. Je me glisse sous les draps empesés de mon lit en bois précieux comme on entrerait dans un cercueil. J'ai 9 ans et j'enrage, j'ai 9 ans et je pleure parce que je ne peux pas danser.

 

(...)

 

Tu es encore là ? Alors écoutes moi, une dernière fois. N'empêche jamais qui que ce soit d'aller danser. Tu me le promets ?"

 

Entre ces deux paragraphes, il y en a sept, qu'il serait trop long de retranscrire ici, sauf si vraiment vous y tenez...

 

Ce texte est d'Asha Bottée, une de mes plus anciennes et proches amies, qui a dansé dans mon atelier pendant des années, relu les trois quart de mes textes, et écrira un jour un livre qu'il faudra lire. Ce texte se trouve dans le livre publié par Marie Autier, que vous voyez aussi de temps en temps sur la piste du Regard du Cygne et dans le film qu'elle a crée en même temps, le tout sous le titre Dansez-vous.

 

J'apporte quelques livres lundi soir. Si ça vous dit...

 

Alors, on danse ?

 
 
 

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