top of page

Allo la terre?

L'autre jour au réveil, je me suis mise au boulot sans passer par tous les gestes rituels du quotidien: faire mon lit, prendre un petit dej, siroter un café en regardant les nuages passer dans mon ciel, marcher 30 minutes... J'ai attrapé mon ordi depuis mon lit et me suis mise au boulot. Cash.


Au bout d'une heure, vas comprendre, mon cerveau était englué, perdu dans l'espace intergalactique. Sans prise sur la réalité de ce que j'étais sensée faire. Flottant.


Nos petits et grands rituels forment la structure de nos journées, de nos semaines, de nos mois, de nos années. Et nous permettent d'appréhender le temps sans nous y perdre.


Nous vivons un moment sur la ligne du temps où une grande partie de nos repères spacio-temporels, de nos rendez-vous avec la réalité matérielle, en d'autres termes nos habitudes, ont été bouleversés. Et par là même, notre relation au temps. Comme une phrase qui aurait perdu sa ponctuation. On en comprend chaque mot, mais les sens possibles se multipliant, le risque que le vrai sens nous échappe est grand. Quand ça ne devient pas carrément du charabia.


Et si nos rendez-vous dansés faisaient partie de la ponctuation qui donne son rythme au temps, à nos semaines, nos mois, nos années? Et si ces rituels dansés donnaient une matière, une épaisseur, une structure, à nos existences? Une prise sur une réalité flottante? Nous permettant même, parfois, d'en comprendre le sens...


Alors, on danse ?


Posts récents

Voir tout

Indomptable

Je ne vais pas entrer dans le débat de savoir si Poor things de Yorgos Lanthimos est un film féministe ou l'inverse d'un film féministe, même si la question est intéressante et en fait un film intéres

Les danseurs anonymes

Peut être l'avez vous remarquée ou vue : une exposition de photographies est dédiée à Rudolph Nureev à l'Opéra Garnier, pour commémorer les 30 ans de sa mort. Une des plus grandes figures de la danse.

Passer par le corps pour trouver sa voix

Pour vous souhaiter une bonne année, je cite Bessel Van der Kolk et son livre Le corps n’oublie rien, lu dans le cadre de la formation à l’accompagnement des traumas que je démarre fin janvier : « Le

bottom of page