Et Michael inventa le moon walk

Tuyaux bouchés, ça fait des jours qu'on sait qu'il faudrait s'en occuper, ça coule pas, ça remonte, ça pue... mais on n'a pas envie. Ça traîne. Peut être que ça finira par se déboucher tout seul... Il y a des trucs comme ça qu'on fait à reculons. Pourtant quand on s'y colle, c'est comme si le ciel s'ouvrait, que le soleil brillait à nouveau, on le sent jusque dans notre corps. Ça y est, ça circule, ça respire. Il suffit parfois d'un petit coup de ventouse et d'huile de coude pour se sentir mieux, être libéré et fier d'avoir oeuvré à la libération! 


Quand j'ai commencé la danse libre, toutes les raisons du monde étaient bonnes  pour ne pas y aller : trop fatiguée, trop triste, trop de choses à faire, trop loin, trop plein, peur que ça déborde... Quand c'est libre, mon inconscient préfère s'auto-dispenser, tant qu'à faire. Peur de l'innondation, ça doit être un instinct primaire.


J'appelais ma prof Lucie pour le lui dire (mon inconscient devait bien savoir à un endroit ou un autre, que c'était bon pour lui, sinon il se serait caché mieux que ça). Invariablement elle me répondait : "Viens mettre ce qui est à l'intérieur de toi sur le dance-floor!" 


Je ne compte pas les fois où je suis allée danser à reculons, et où le dance-floor a effectivement digéré mes ruptures, colères, deuils, déceptions, peurs, victoires, joies, espoirs, convictions, rêves, anniversaires... Je n'ai jamais regretté de m'être bougée. C'est comme ça que j'ai compris qu'il n'y avait pas grand chose que danser ne pouvait accueillir, exprimer, transformer, faire circuler. Un peu d'huile de coude et hop!


Le reculons ça fait partie de la danse... Et si c'était comme ça que Michael avait inventé le moon walk?


Viens, on danse!

Crédits photographiques :

Matthieu Nopsirorg, Tom Sanslaville,

Martine Gastineau

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