Anatomie du mouvement
- Garance Monziès

- 11 mai
- 2 min de lecture
Nos corps ont été sculptés, façonnés, arrangés, designés au fil du temps, depuis la première cellule de micro grenouille (je suis pas biologiste, mais j'imagine un truc comme ça) jusqu’à ce que nous sommes aujourd’hui, et ça continue d’évoluer. Grimper, ramper, nager, sauter, courir, sont possibles parce que l’animal que nous sommes s’est adapté aux nécessités de son environnement géologique, météorologique, biologique, social, au fil du temps.
Le corps humain (pas plus que les autres espèces mais en l’occurrence je ne fais pas encore danser les renards) est ce qu’il est parce qu’il fait ce qu’il fait… et évolue, encore et encore, en fonction de ce qu’il fait, de ce qui le meut.
Malheureusement il ne nous est pas encore poussé des ailes… mais tout à tant évolué depuis le premier soupçon de vie, et dans cette évolution, il y a eu la sensibilité aux rythmes, aux sons, à la poésie, au plaisir : il y a eu la musique, il y a eu la danse.
Parfois j’ai le sentiment que la danse est une espèce de combinaison de toutes les potentialités que le corps humain a développées par nécessité, ou par plaisir, une manière de se mouvoir et de percevoir qui compile tout ce qu’il a appris, compris, intégré, de comment être en lien avec le monde qui l’entoure, quelle qu’en soit la raison, les circonstances, et quelle que soit la nature de ce qui l’entoure. En lien avec son monde intérieur aussi : le cerveau humain, dans toute sa complexité, et sa créativité, est ce qu’il est parce que le corps s’est mu comme il l’a fait.
Et si la danse, comme art de se mouvoir dans toutes les directions physiques mais aussi relationnelles et spirituelles, avait elle aussi, façonné nos corps ? Et si elle continuait de le faire…? Et si danser nous permettait de faire évoluer le corps humain vers plus d’agilité, de possibilités, de capacités ? De gouter à son plein potentiel ? De l'approcher, le comprendre, le connaitre ?
Alors, on danse ?


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