Garance Monziès et la danse inspirée

Mon approche : la danse inspirée
Ce que je propose peut être classé dans le domaines des danses libres, des pratiques somatiques, ou encore pratiques de conscience : il existe beaucoup de dénominations.
Je perçois la danse comme un art qui nous permet de nous intéresser à l’anatomie de nos corps dans leur relation aux mouvements et à leur environnement et aux autres humains : le sol, l'espace et l'air autour de nous, la pesanteur, les matières, les températures, sont notre paysage.
La danse nous permet d'appréhender nos corps dans ce qu'ils ont de vivant et nos êtres dans toutes leurs dimensions.
Je propose des exercices précis pour entrer dans le mouvement par la porte du ressenti, mais aussi par celle de la poésie et de la composition visuelle : exercices de perception, de relation, de déplacement ou de conscience du potentiel de chaque partie du corps.
Chacun est libre d'interpréter ou de s'approprier ce que je propose à sa manière.
Tous les corps sont différents, chacun a son histoire propre, qui l'a façonné.
Il s'agit de se mettre à l'écoute de son propre corps, de ses limites et de ses possibilités. En allant à sa rencontre, en apprenant à y mettre de la conscience, progressivement, nous délions certaines barrières qui viennent entraver le mouvement, et du coup, nous le déployons.
Ainsi, même fatigué, endolori, n'ayant jamais dansé, ou croyant qu'on ne pourra plus jamais, il y a un accès à la danse. La fatigue, les douleurs, les traumatismes, les crispations, les peurs, ne sont pas des obstacles à la danse, mais des partenaires potentiels. En y allant petit à petit et sans forcer, on peut traverser beaucoup d'états physiques grâce à la danse. Et nous réconcilier avec nos corps, petit bout par petit bout.
Je ne pousse jamais le mouvement mais je le soutien du mieux que je peux.
J'ai la croyance que la danse peut nous mener vers des contrées inexplorées, et que chacun est libre de trouver sa propre manière et sa propre résonance. Son style.
La relation fait partie du processus. Voir les autres danser, sentir l'impact de leur mouvement ou de leur regard est primordial. Le contact physique est possible et souvent utile pour nous aider à sentir en isolant une partie du corps qui, du coup, est comme mise en lumière. Pour autant, vous ne serez jamais obligé de faire des câlins et autres huggs, ni même de prendre un contact que nous ne souhaitez pas : tout ce que le contact peut apporter peut être exploré sans contact (si ce n'est les portés!).
L'autre est source d'inspiration et d'apprentissage.
Mon principal objectif est de nous aider collectivement à endiguer la haine, la honte, les difficicultés que nous avons avec nos corps, à nourrir une relation nourrissante avec lui, en trouvant le plaisir de danser. Je suis trauma-informée et travaille dans le respect du système nerveux.
Au fil des années, Nous plongeons de plus en plus en profondeur.
Les formats
Atelier : pratiquer de façon hebdomadaire permet d'ancrer la pratique dans le quotidien. J'aime faire en sorte que les ateliers se suivent et se complètent, comme une série... Chaque semaine je propose un point d'ancrage différent dans le corps et une ou plusieurs ressources de mouvement. Ainsi l'exploration de la danse est sans cesse renouvelée, même si évidemment, il y a aussi des choses qui ne changent pas, des essentiels.
Cela permet aussi de connaitre de mieux en mieux les personnes qui viennent aussi danser. Ainsi l'atelier hebdomadaire devient un rendez-vous avec la danse, la musique et les autres, en plus d'être un rendez vous avec soi !
Stage : danser en stage permet de plonger plus profondément dans la pratique, de dissoudre les éventuelles résistances qui peuvent pointer le bout de leur nez, construire sa confiance dans le groupe tout simplement parce que l'on a aussi des temps de sociabilité classique pendant les pauses.
Les processus proposés pendant les stages sont plus pointus, ont plus le temps de se déployer et sont assemblés de telle sorte que l'on peut passer par plusieurs chemins simultanés pour arriver à sa danse.
Mon cadre éthique
Consciente des problématiques des systémiques de domination telles que le sexisme, racisme, ou le validisme, j'essaie de faire de mon mieux pour ne pas les nourrir à travers ce que je propose. Je lis beaucoup sur ces sujets afin de me cultiver et ne pas partir du principe que ma vision est LA vision.
Je pense que la place de nos corps dans l'espace est une question éminemment politique. Et à partir du moment où j'ai commencé à comprendre cela, je l'ai inscrit dans ma manière d'enseigner.
Si vous avez des feed-backs à me faire sur ces sujets, je suis preneuse !
Je suis en supervision thérapeutique. Si quelque chose coince, je vais trouver de l'aide... Mon thérapeute est lui aussi conscient de ces problématiques.
Par ailleurs il me semble important de préciser que je ne suis pas là pour engager des relations amoureuses et/ou sexuelles avec les personnes qui viennent danser chez moi. Je suis là pour tenir un cadre sain, et je commence par me l'appliquer à moi même !
De mon côté je vous demande de ne pas boire d'alcool avant de venir danser, et je précise que la bière est de l'alcool !
Et puis on reste habillé, même si on a chaud, même ces messieurs...
Par ailleurs, je suis toujours preneuse de feed-back sur mes propositions, et certaines personnes m'en font de façon hebdomadaire. Ca me permet de savoir où j'en suis dans mon enseignement et ce qui mérite d'être amélioré ou nourri. Un feed-back n'est pas nécessairement négatif : ça peut aussi être ce que vous avez apprécié ! C'est aussi crucial pour moi...
La musique
Les musiques proposées ont un spectre très large, allant du classique à l'électronique en passant par les musiques du monde et autres musiques actuelles, Hip Hop, RnB, pop, et parfois même le silence... Le paysage musical varie en fonction des besoins de l'exploration du jour.
Pour autant, il y a toujours des moments calmes, des moments plus intenses, différentes colorations émotionnelles. Tout est toujours fonction de l'exploration du jour.
Mais comme pour le reste, la musique ne nous oblige pas. Si elle ne correspond pas à notre forme du moment, nous apprenons aussi à ne pas la suivre, ou la suivre d'une autre manière que littérale...