Overdose


Tel Obelix et la potion magique, je suis tombée dans le développement personnel très jeune, à 14 ans. Depuis, je ne perds jamais une occasion de me jeter sur un stage, un article, une médecine douce: j'adore ça, j'en ai même fait mon métier. Pour chaque problème une solution, un truc à manger, à faire, un stage qui permet de réaligner les douzes pendules de l'horloge cosmique inventorielle et double compulsatoire... Il y a toujours plus profond, plus efficace, plus à même de régler mes problèmes. En fait il n'y a même plus de problèmes, ce sont des challenges, des opportunités de grandir! Youpi! Au point que parfois, il faut le dire, je fais une overdose...

Qu'est-ce qu'une overdose de développement personnel? Pas de convulsions sur le plancher avec les yeux révulsés et la bave aux lèvres, je vous rassure, vous pouvez continuer à lire, vos enfants aussi.

L'overdose de développement personnel (O.D.D.P) c'est ne plus avoir envie d'entendre parler d'une solution pour aller mieux. C'est avoir envie de bouffer du noir si c'est noir, parce que de toute façon, ça marche pas tous ces trucs... La preuve? Si ça marchait j'irais bien, là maintenant tout de suite et demain aussi, avec tout ce que j'ai déjà exploré! Alors je bouffe du noir, et croyez moi, c'est pas joli à voir: nez rouge pour excès de mouchage, yeux gonflés, cernés, popotin nourri au chocolat, au gluten et à tout ce qui n'est pas bon pour moi.

Nous savons tous très bien ce qui est bon pour nous: la littérature en la matière est exponentielle et l'offre expérimentale aussi... Non, la question, en cas d'O.D.D.P. serait plutôt "mais enfin pourquoi?" Comme si, perdue dans le "comment" la boussole interne avait aussi besoin de retrouver le sens du "pourquoi".

La réponse est simple : parce que vous le valez bien! Et une fois écumés la patience et le pouvoir qu'ont les amis de vous le rappeler, sans vous la vie serait chiante, ben faut bien se rendre à l'évidence : "je le vaux bien"... Alors je remets les pieds sur le dance-floor et je danse le noir, je danse mon désespoir, je danse ma perte jusqu'à ce que perle à nouveau l'envie profonde de se faire du bien. Je trouve des points d'ancrage qui me permettent de retrouver le chemin du pourquoi...

Alors on danse?


Crédits photographiques :

Matthieu Nopsirorg, Tom Sanslaville,

Martine Gastineau

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