top of page

Une âme nourrie

Je ne vais pas mentir, c'est rarement quand je suis devant mon ordinateur, en mode "bon ok, là j'ai deux heures pour être créative...", que je suis créative. Dans ces moments là, la fenêtre facebook m'appelle, la fenêtre tout court, mon regard devient vague et je dérive dans le cosmos. Mollement. Ou alors, à l'extrême inverse, le ménage n'attend plus, il faut le faire immédiatement, même si ça fait une semaine que ça traine, le courrier doit être traité, tout ce qu'il y a faire doit être fait. Maintenant. Dans un tourbillon d'énergie. Va comprendre.

Certes, le sentiment de culpabilité me ramène devant l'ordi : "Travaille, dit-il, c'est pas comme ça que tu vas gnagnagnagnagna...". Et j'y retourne. Je me remets devant l'écran, et je cherche. Je cherche l'inspiration. Mais tout ce que je gagne, c'est de la fatigue. Et du temps perdu. Et par miracle, quand je me disperse à nouveau dans les trucs à faire, pouf, l'énergie est de retour...

Je suis d'accord, il y a de la fuite. Mais s'il n'y avait pas QUE de la fuite ? Et si mon cerveau savait, quelque part, qu'il est beaucoup plus efficace, clairvoyant, créatif, inspiré, quand mon corps est en mouvement ? Bon j'avoue, si c'est pour passer la serpillière, y a plus inspirant aussi... Mais, mais, mais, si je marche, si je jardine, si je, si je, si je danse ! Si je nourris mon âme par l'intermédiaire de mon corps, par les pores de ma peau, par mes muscles... alors mon corps et mon âme font à nouveau équipe, et mon cerveau, oxygéné, redevient créatif...

Tout arrive : les images, les intuitions, les décisions, les prises de conscience, les idées.

Et si le mouvement, la danse, étaient une nourriture pour l'âme ? Et une âme nourrie, une âme créative ? Ça se tente non ?

Alors, on danse ?

Posts récents

Voir tout

La danse est une ressource, et le fil rouge de la méthode Open Floor repose sur ce constat, pour explorer les ressources du mouvement et être en mesure d’y faire appel à chaque fois que c’est nécessai

Tous les ans c'est la même histoire, on aimerait bien s'en foutre, mais voilà, le jour de l'an, c'est quelque chose : à une époque, j'étais capable de passer d'une soirée à l'autre toute la nuit pour

Je la vois, au loin, étalée, ouverte, fière. Telle un sublime paysage, paisible et attirante, elle s'offre, se donne. Je la contemple. Je la veux. Je m'approche pour la capturer et la garder tout cont

bottom of page