Quelque chose à vous dire

Samedi, c'est officiellement le dernier atelier du confinement, la dernière en ligne. C'est aussi la 7ème.  Tiens 7, ça me dit quelque chose...     Il y a à l'intérieur de moi plein de colère et d'incompréhension, plein de tristesse et de peur, au terme de ce voyage immobile. Mais il y a aussi beaucoup d'admiration pour vous et votre engagement vis à vis de vous même, de votre corps, et de la danse.    Et beaucoup de joie,  car je sais qu'au moins vous, que vous ayez dansé en ligne ou pas d'ailleurs, vous savez que la danse, que la musique, que le contact, que les regards, que l'art, ne sont pas superflus, ne sont pas ces choses que l'on peut éjecter de nos vies sous des prétextes de survie, car au fond, c'est de ça aussi que dépend notre survie.    Et c'est déjà énorme.   Plus qu'à le répéter aux autres...   Pendant ces six semaines, dans une chambre, un salon, une cuisine, nous avons épousé les contours de nos pièces et transpercé les murs, nous avons fermé les yeux pour mieux les ouvrir sur notre intérieur, nous nous sommes nous mêmes pris dans les bras, pour nous rapprocher de nous mêmes, et apprendre à les ouvrir, nous avons trouvé le mouvement qui part de l'immobilité, nous avons recrée, interrogé, tripatouillé notre rapport à l'espace, au déploiement, à la mobilité.   Et vous dites vous-mêmes beaucoup mieux ce que l'on a exploré car au fond, chacun a fait sa propre exploration, chaque fois.  Ce ne fut pas simple. Pour personne. Comme ne l'est jamais la nécessité de recréer ses repères.  Mais vous avez eu le courage d'ouvrir votre porte à la danse, encore. Alors bravo!   Et merci pour votre confiance.   Alors, on danse?  

Crédits photographiques :

Matthieu Nopsirorg, Tom Sanslaville,

Martine Gastineau

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